Le racialisme, cette idéologie dangereuse pour nos universités

Joseph Gallard est vice-président du think tank « droite de demain », il était élu au Conseil d’administration de l’Université Côte-d’Azur. Il considère dangereuse l’infiltration des idées racialistes dans les universités françaises, et craint le même destin que les Etats-Unis.

 

La récente affaire Valeurs Actuelles a démontré à tous le danger d’une idéologie importée tout droit des Etats-Unis comme le jean Levis, et qui visiblement, s’exporte aussi bien. Cette idéologie portée par des personnalités médiatiques importantes est celle du racialisme. Des militants voulant régler le problème identitaire en favorisant les personnes « racisées » et en sanctionnant les « blancs » en raison de leur passé colonial et esclavagiste. Des idéaux très fortement présents dans les universités françaises et qui sévissent aux Etats-Unis.

 

La France touchée par la montée du racialisme dans le débat public.

Il suffit de se rendre sur twitter pour y voir la terrible influence de cette idéologie sur nos grandes écoles françaises, réduites à l’autoflagellation, comme on a pu le constater avec la liste de lecture de Sciences-Po Paris. On retrouve dans une liste exhaustive de 10 livres, proposée par l’école elle-même, entre autres l’œuvre d’une universitaire étasunienne, racialiste, professeur notamment à Evergreen – dont nous raconterons par la suite les dérives idéologiques gravissimes- Robin di Angelo, dont l’œuvre « White Fragility » ne laisse guère de doute sur l’aspect militant de son « autoresse ». Un livre, enfin plutôt un essai, cherchant à libérer les blancs de leur « stress racial », c’est-à-dire, de leurs émotions quand on parle de racisme, tout cela sur fond d’auto-lynchage presque masochiste, et de repentance historique classique.

Mais ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, vous pouvez allumer la télévision et vous retrouver face à des personnages publics aux idéologies racialistes très affirmées. Sous couvert de faits divers plus ou moins importants, ces intellectuels délivrent un message racialiste à longueur de journée. L’aspect dangereux de tous ces discours, par des orateurs talentueux – il faut le reconnaitre -, est une vulgarisation de notions, de vocabulaires et donc, de doctrines, qui seront réutilisés dans le débat public par le plus grand nombre. Ainsi, le terme « racisme » a été galvaudé à dessein par ces idéologues. Le terme qui sous-entend une idéologie cherchant la suprématie d’une « race » sur une autre, ou la hiérarchisation de « races ». Courant de pensées avec comme point d’orgue la fin du XIX -ème siècle et le début XX -ème, avec des auteurs comme Gobineau, Gustave le Bon ou Kant. Une période influencée par le « bouclage du monde », par l’essor des canaux de communication, la découverte de l’autre, la montée de l’ethnologie et de la conquête coloniale. Mais ce racisme a changé de définition. Les racialistes sont devenus racistes ou fascistes, tandis que les antiracistes sont devenus racialistes. La doctrine a changé de sens. Ce sont les anti-racistes qui deviennent obsédés par la race. Le changement doctrinal s’est aussi accompagné par un changement scientifique, s’inspirant d’Emile Durkheim l’inventeur, ou plutôt le développeur de la sociologie, les racialistes se sont servies des sciences sociales pour affiner leur socle idéologique. Par conséquent, des écoles de pensée vont amener une réflexion complète sur les inégalités. On pense aux écoles marxistes de l’Independencia ainsi que l’Ecole de Francfort. Le contexte leur permet une certaine exposition, avec la Guerre Froide, le combat entre communisme et capitalisme, mais surtout l’émergence du tiers-monde. De ces mouvements émergent les idéologies du néo-médiévalisme, du tiers-mondisme et du décolonialisme, qui cherchent à montrer que les pays du tiers-monde sont les victimes du système international, et ne peuvent pas s’élever à cause de la colonisation par les pays occidentaux. La Chine et l’Inde ont été les destructeurs empiriques de ces soi-disant sciences. Et ainsi, ces intellectuels ont cherché à déconstruire des notions, le racisme a pris la place du terme discrimination. La discrimination était le « Fait de distinguer et de traiter différemment (le plus souvent plus mal) quelqu’un ou un groupe par rapport au reste de la collectivité ou par rapport à une autre personne ». Désormais, les racialistes parleront de « racisme » pour qualifier une « discrimination » car ils opèrent ainsi un cafouillage idéologique, mais très habilement effectué, car dans l’esprit, si l’on accepte l’idée que discrimination et racisme sont les mêmes choses, alors ils pourront imposer l’idée que le racisme existe en France et qu’il est donc systémique (l’État aux commandes). Dans les faits, personne ne s’oppose à l’idée de combattre le racisme, l’histoire nous l’a enseigné, mais s’il faut le combattre on ne peut pas le mettre sur le même pied d’égalité racisme et discrimination.  Et si nous laissons se banaliser ce type de discours, alors nous vivrons les mêmes dérives que subissent les Etats-Unis actuellement.

 

L’Université d’Evergreen, le terrifiant laboratoire du racialisme.

Une vidéo a fortement impacté le monde universitaire, celle de l’Université d’Evergreen State Campus dans l’Etat de Washington. Une université dans laquelle un « Comité d’éthique » est mis en place en 2017, une sorte de tribunal révolutionnaire, dans lequel est jugé conforme ou non les décisions de la faculté par rapport au racisme. Dans une vidéo, les professeurs déclinent leur sexe, leur race, leur sexualité et religion, et s’excusent selon si ces informations sont non conformes aux normes progressistes. Le pire étant bien sûr d’être blanc, cisgenre, hétérosexuel et chrétien, on cumule alors toutes les caractéristiques d’un « facho », machiste, dominateur et potentiel violeur. Bien-entendu, cette affaire ne pouvait que dégénérer dans des conflits entre étudiants lobotomisés et professeurs pas assez soumis. C’est le cas de Bret Weinstein, qui a refusé de se plier aux nouvelles directives du « day off ». Un jour dans l’année, durant lequel les personnes « racisées » ne viennent pas dans l’université, le but est de montrer que sans elles, le campus ne peut pas exister. Cependant, les étudiants ont voulu aller plus loin dans cette supercherie, ils ont décidé que seuls les étudiants de couleurs pourront se rendre dans l’université. Un racisme antiblanc ordinaire. Le professeur en opposition avec cet apartheid a signalé par mail son opposition, et a été alors menacé de mort. Encore plus délirant, les blancs et asiatiques sont discriminés, la ségrégation y règne, les blancs ne peuvent pas se servir avant les noirs, les places sont prioritaires pour les noirs, et la célèbre Robin di Angelo y dispensait ses cours d’un profond obscurantisme.

 

Les meilleures universités des Etats-Unis gangrénées par la sélection ethnique.

Les scandales de racisme se multiplient aux Etats-Unis, en particulier dans les universités qui vont jusqu’à discriminer des étudiants blancs et asiatiques. Les lieux de savoir semblent se transformer en laboratoire de la diversité, une sorte d’eugénisme universitaire, où l’on sélectionne non plus sur le savoir, mais sur son patrimoine génétique, sur son apparence physique. L’université de Yale a très récemment été impliquée dans ce type de pratique. Des étudiants asiatiques se sentant persécutés par une administration pro afro-américain, ont décidé de saisir la justice. Une enquête du ministère de la Justice étasunien a été menée sur 2 ans pour évaluer ces plaintes. Il en sort un constat accablant pour Yale, comme l’énonce le rapport « Les Asiatiques et les Blancs ont quatre à dix fois moins de chance d’être admis que des candidats afro-américains ». Une discrimination dite « positive », qui sur le papier est en total décalage avec le combat pour l’égalité de ces intellectuels, et pourtant elle représente une rupture d’égalité inacceptable. Mais contrairement aux annonces du ministère, cette pratique n’est pas illégale aux Etats-Unis, dans la mesure où la Cour Suprême a autorisé les universités à prendre en compte le groupe ethnique du candidat… Ainsi, le rapport prouve que « la race est le facteur déterminant dans des centaines d’admissions chaque année » à Yale. Il en est de même avec l’université d’Harvard qui revendique dans sa sélection « des critères de personnalité au nom du maintien de la diversité dans son campus », en clair, une sélection raciale.

 

Les dérives racistes des université américaines.

L’université de New-York est allée encore plus loin en promouvant la mise en place de bâtiments interraciaux. L’université mettra en place des dortoirs réservés aux personnes « identifiées comme noirs avec des assistants noirs ». Le plus drôle dans l’histoire c’est que l’université a cédé à un petit groupe d’étudiants les « blacks violets » qui ont lancé une pétition rapportant à peine 1 105 signatures, dans laquelle ils expliquent que « trop souvent dans la salle de classe et dans la vie résidentielle, les étudiants noirs portent le poids de l’éducation de leurs pairs non informés sur le racisme » et qu’ils ne se sentent pas en « sureté » avec des blancs. Ça deviendra réalité avec le projet des Themed engagement comunities. Cette décision fait écho à l’instauration des Scholars School dans l’université du Connecticut en 2016 ; des résidences réservées aux étudiants noirs pour les aider dans leur parcours universitaire, avec des tuteurs eux-mêmes noirs.

Dans le thème du tribunal révolutionnaire indigéno-racialo-progressite, l’université de Princeton s’est retrouvée confrontée à sa communauté d’enseignants. Le responsable ressource humaine n’a pas dû être très efficace dans la pluralité d’opinion… 350 professeurs ont signé une pétition ouverte demandant à l’université de « lutter contre le racisme anti noir », jusque-là rien d’extraordinaire, on pourrait même dire que c’est plutôt respectable. Mais là où le bât blesse, c’est dans les propositions de ce collectif. En guise d’échauffement, les professeurs réclament ainsi que les professeurs non-blancs, en raison de leurs charges de travail supplémentaire liés à des pressions sociales qui pèsent sur eux, doivent « recevoir des congés sabbatiques supplémentaires, un salaire supplémentaire et des récompenses supplémentaires », rien que ça… Mais ce n’est pas tout, l’université doit s’engager à punir les départements récalcitrants, ceux qui n’ont pas engagé assez de « people of color ». Enfin, ces professeurs, plutôt ces militants, demandent la mise en place d’un comité qui « enquête et discipline les comportements racistes, incidents, recherche et publication de la part du corps professoral », cet aspect de la sanction est très prégnant dans la pensée racialiste, et encore plus loin que la sanction, c’est l’idée de punition.

 

Ne nous laissons pas séduire par des discours volontairement subliminaux, proche du bon sens, et qui pourtant renferment des idéologies mortifères pour notre pays. Des idées qui ne finiront que par un conflit ethnique. Rappelons qu’en France, la patrie des droits de l’Homme et de la Femme (Olympe de Gouges), le racisme n’est pas acceptable et doit être combattu. Cet eugénisme que souhaite imposer les racialistes et indigénistes est insupportable et contrevient à toutes nos valeurs républicaines. Mettons la République au-dessus du communautarisme. L’apparition des idéologies de division dans les facultés est un dangereux fléau quand on voit la place qu’elles prennent dans les cours des pseudos enseignants, devenus de vrais militants et avec une volonté qui leur est propre de pervertir la société et de saboter notre histoire. Madame Vidal, refusez strictement de diviser nos étudiants, et supprimez l’étude de ces idéologies malsaines, illégales et destructrices.

 

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