Témoignage : Classes préparatoires littéraires et conformisme idéologique

Un ancien élève de classe préparatoire littéraire nous a transmis ce témoignage sur la menace du militantisme de gauche au cœur d’une filière d’excellence de l’enseignement supérieur français.

 “Apparue au début des années 1890, la classe préparatoire littéraire (khâgne) est une exception française ; filière d’excellence, pluridisciplinaire, préparant principalement à l’Ecole normale supérieure.

Ces dernières années, elle est par ailleurs particulièrement en proie à un militantisme politique de gauche conduisant à un certain formatage idéologique de ses étudiants.

En tant qu’ancien khâgneux je vais tenter de proposer un regard authentique sur ce phénomène pernicieux.

De plus, je tiens à préciser que je vais mettre en exergue un certain type de phénomène, sans pour autant faire une généralisation de la khâgne. J’y ai par ailleurs reçu des cours de grande qualité, avec de nombreux professeurs passionnants.

 

  • Un formatage idéologique au niveau de la relation professeurs/étudiants

 

Au sein de cette filière s’opère selon moi un « formatage » à deux niveaux. Le premier étant celui du cadre restreint de la relation professeurs/élèves où j’ai pu observer certains enseignants dépasser le domaine purement académique et utiliser leur espace comme une véritable tribune.

Je n’ai pas observé de « propagande » explicite, mais plutôt des commentaires orientés et interventions ponctuelles au sein des cours.

J’ai le souvenir d’un professeur d’histoire qui, le jour de la fête des mères, s’empressait de rappeler qu’il s’agissait d’une fête « pétainiste » à proscrire.

Ou qui, lors d’un cours dédié aux partis politiques, faisait un rapprochement douteux entre l’extrême droite actuelle et le national-socialisme, soulignant que tous deux sont économiquement à gauche.

Mêmes s’ils sont momentanés, ces jugements de valeur dépassent le cadre scolaire et ont pour objectif d’influencer la pensée des étudiants, conduisant fatalement à un certain formatage idéologique car la contradiction n’est pas apportée.

Il s’agit selon moi d’un premier niveau d’endoctrinement, restreint au cadre de la salle de classe, où un professeur use de son autorité, disséminant et imposant des idées généralement de gauche et progressistes.

 

  • Un formatage institutionnalisé 

 

Le deuxième type de formatage idéologique que je note, plus grave et fondamental, se situe au niveau institutionnel.

Au niveau des concours, notamment celui de l’Ecole normale supérieure mais aussi celui des instituts d’études politiques ou des écoles de commerce, des idées dites conservatrices ou de droite ne sont pas acceptées.

Lorsqu’une opinion politique doit être exprimée, le corps professoral nous incite fortement à présenter des idées progressistes et à proscrire tout point de vue conservateur. Il ne s’agit même pas d’une volonté des enseignants mais bien une condition pour ne pas voir sa copie pénalisée et échouer à un concours.

J’ai le souvenir d’une khôlle (oral) de géographie sur le thème des frontières, où j’avais mentionné la théorie du « grand remplacement », non pas en la validant mais en la présentant comme une crainte existante chez une partie de la population. Ma professeur m’avait directement interrompue en m’expliquant qu’il valait mieux que je n’utilise pas cette notion « polémique » dans une copie, au risque d’être pénalisé.

De la même façon, lors d’un oral d’anglais, j’avais exprimé une position très critique vis à vis de la discrimination positive, et encore une fois, ma professeur m’avait déconseillé de soutenir la même vision à l’oral du concours.

C’est bien la preuve de l’existence d’une censure au niveau institutionnel, qui incite les étudiants à se conformer à la pensée dominante, sous peine d’échouer à leurs concours. Une censure idéologique implicite qui pousse les élèves à rejoindre des idées consensuelles.

Ce double formatage idéologique, venant de certains professeurs, mais aussi au niveau institutionnel, représente un véritable danger. Danger accentué par la docilité des étudiants qui, soucieux de leur réussite au concours, ne sont pas en mesure de remettre en cause les idées partagées. En conditionnant ainsi une partie de la jeunesse à la pensée unique on se retrouve face à des individus au point de vue partial, étrangers à toute une partie de l’horizon politique.”

 

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