Clément Armato sur RT France

Entretien : Clément Armato, délégué national de l’UNI, “nous luttons contre le progressisme à l’université”

Entretien avec le Délégué National et porte parole de l’UNI (Union Nationale Inter-universitaire), Clément Armato. 

 

Vous êtes délégué national de l’UNI. Sur quelle ligne idéologique ou partisane se place votre syndicat ?

L’UNI est mouvement non partisan ; nous accueillons toute la droite et rien que la droite. La majorité de nos militants sont non-encartés dans des partis politiques et l’autre partie est encartée dans divers partis de droite.

Notre ligne idéologique, nos valeurs et nos principes sont toujours les mêmes : souverainisme, primauté de la personne, défense de la liberté, identité nationale, enracinement, mérite, excellence, responsabilités et devoirs, etc. Nous sommes toujours la droite fière de ses valeurs et qui le revendique haut et fort.

Notre ligne constante, qui consiste à lier toujours la théorie et la pratique, les principes et leurs applications, la réflexion et l’action, nous permet de proposer, depuis plus de 50 ans, à ceux qui y adhèrent, une homogénéité réelle et une étroite solidarité.

Des principes qui ne débouchent pas sur l’action demeurent lettre morte ; une action qui ne repose pas sur des principes clairement énoncés et sur une réflexion à long terme, débouche sur l’aventure ou sur le néant.

Notre dernière prise de position idéologique a été en avril 2017, au soir du premier tour de l’élection présidentielle, de prendre immédiatement position contre Macron et son « nouveau monde ». Depuis, notre combat continue contre le progressisme.

 

Pouvez-vous nous faire un rapide état des lieux de votre organisation ?

L’UNI – Union Nationale Inter-universitaire – est aujourd’hui la première, et la seule, association étudiante de droite présente dans toute la France et capable de rassembler des étudiants, des lycéens, mais aussi des enseignants et des personnes engagées dans la vie active. Cette diversité nous permet de conserver une identité forte qui fait passer, avant la défense des intérêts catégoriels, une ambition pour la France.

L’UNI n’est pas un cénacle où l’on pense et où l’on parle, mais un lieu où l’on agit. C’est ce qui distingue vraiment les étudiants de l’UNI, c’est qu’ils ont l’esprit militant, c’est-à-dire qu’ils croient fortement à une cause et qu’ils sont prêts à mettre leur énergie à son service. Ils ne ressemblent donc pas du tout à tels « petits chefs » de certaines organisations électoralistes, souvent éphémères, qui ont pour ambition de s’infiltrer dans le monde para-politique pour faire plus facilement carrière.

Les étudiants qui rejoignent l’UNI ont bien compris que dans l’enseignement supérieur, la droite ne peut pas se payer le luxe de se diviser.

 

Comment votre implantation dans les universités est-elle reçue par les étudiants et l’administration ?

Notre implantation dans les universités est bien reçue par la majorité des étudiants. Cela se voit par la nouvelle dynamique que nous connaissons depuis quelques années ; que ce soit en terme d’adhésions, de sympathisants ou encore de résultats électoraux. Les étudiants nous réservent toujours un bon accueil quand nous leur présentons nos idées et nos propositions pragmatiques et réalistes.

Concernant l’administration, l’accueil est plus mitigé. Cela va dépendre des universités voir des facultés et de leurs filières. La majorité est atone et n’exprime aucune opinion, aucune idée. Par contre, une minorité très agissante de gauche voire d’extrême-gauche assume ses idées et nous le fait savoir en essayant de nous mettre des bâtons dans les roues.

 

Constatez-vous une mainmise de l’extrême-gauche sur les universités ?

Il y a eu une mainmise de la gauche et de l’extrême-gauche sur les universités pendant plusieurs années, comme il y a eu pendant plusieurs années des universités classées bien à droite (Assas, Lyon 3, Aix-Marseille 3).
Aujourd’hui, la gauche et l’extrême-gauche, conservent quelques bastions : Rennes 2, Toulouse Mirail, Lyon 2, Paris 8, etc. La majorité des universités sont devenues plutôt « apolitiques » mais avec un esprit marqué par le gauchisme qui y a régné.

Il y a deux dangers dans l’enseignement supérieur : le premier reste cette minorité de gauche (UNEF) et d’extrême-gauche (UNEF, FSE et Solidaires) très bruyante et très voyante qui ne cesse de vouloir imposer ses idées par la violence, les menaces et les blocages. Ces gauches qui se décrédibilisent un peu plus chaque jour avec leurs discours racialistes, indigénistes, décolonialistes, sur la théorie du genre et la lutte des classes, etc. Discours qui ne passent pas auprès des étudiants puisqu’ils ne se sentent pas concernés, tout simplement.

Le deuxième danger c’est la FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes). C’est aujourd’hui l’organisation étudiante majoritaire dans les universités, grâce au fait qu’ils possèdent les BDE (Bureaux Des Etudiants) qui organisent des soirées, soi-disant « apolitiques ». Or, la FAGE cherche avant tout à imposer ses idées… de gauche.

Ces deux dangers n’ont qu’une seule et même cause : le silence de la majorité silencieuse et sa dépolitisation.

 

Et concrètement ?

La plupart des revendications mettent beaucoup de temps avant de se concrétiser. Mais nous arrivons toujours à obtenir des victoires. Par exemple en 2008, la loi LRU qui permet l’autonomie des universités, la création de fondations universitaires ou tout simplement l’inscription dans le Code de l’éducation qu’une des missions de l’enseignement supérieur est l’insertion professionnelle des étudiants. Il aura fallu attendre 40 ans pour l’obtenir !

Des victoires plus récentes : la sauvegarde des bourses au mérite en 2014, la sauvegarde de l’autonomie des prépas en 2015, l’annulation du partenariat entre l’université Paris 1 et le Qatar, la mise en place des votes électroniques pour dire non aux blocages en 2018, le déblocage de nombreuses universités notamment Toulouse 2 et Tolbiac en 2018, etc. Et au mois de novembre dernier, la mobilisation des enseignants et des intellectuels pour sauver la liberté d’expression dans les universités.

 

Avez- vous le sentiment que votre voix est prise en compte par les directions des universités et par le ministère ?

Nous sommes reçus, nous sommes écoutés mais nous ne sommes pas entendus par ce gouvernement qui n’écoute que ses alliés FAGE et CFDT.

Il faut bien garder à l’esprit que nous ne sommes pas seuls à décider dans les conseils des universités, il faut faire avec les gauchistes, les syndicalistes, les représentants des collectivités, etc.

Mais nous savons que notre rôle peut être décisif. Nous devons savoir dire non, savoir arracher les masques, refuser l’intimidation, ne pas accepter l’auto-censure, rendre aux mots leur vraie valeur, qui est d’être l’expression de la vérité. Il faut aussi que nous sachions accomplir en profondeur un travail patient, sans perdre de vue la cause pour laquelle nous nous sommes engagés. Que nous nous montrions intransigeants quand la grandeur et les intérêts permanents de la France sont en jeu. Nous devons résister à toutes les forces d’abaissement et de relâchement avec clarté et pragmatisme : telle est la leçon que nous a laissé le général de Gaulle et à laquelle nous nous référons.

Nous savons que c’est bien le combat d’aujourd’hui et de demain que nous livrons. La victoire ne nous est pas offerte, mais elle est à la portée de nos efforts et de notre volonté.

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