Entretien avec Luc Lahalle, président de la Cocarde Etudiante

Entretien : Luc Lahalle, président de la Cocarde étudiante, « la droite nationale à l’université »

Luc Lahalle est le président de la nouvelle organisation de droite dans les universités, la Cocarde étudiante, il a répondu à nos questions sur l’essence et le développement de cette nouvelle organisation étudiante. 

 

Vous êtes le responsable de la Cocarde Étudiante, sur quelle ligne idéologique ou partisane se place votre syndicat ?

La Cocarde étudiante est un mouvement étudiant de droite, transpartisan et indépendant. C’est à dire que nous sommes indépendants financièrement et politiquement des partis existants, bien que nous entretenions évidemment des liens étroits avec eux. Nous avons comblé au sein des universités le vide immense dans lequel se trouvaient les étudiants de droite qui veulent agir pour leurs idées. Ces idées sont celles d’une alternative au gauchisme culturel auquel nous sommes confrontés quotidiennement dans les universités. Nous défendons donc la nation et l’identité de celle-ci contre les théories décoloniales et communautaristes, et nous opposons un conservatisme civilisationnel à toutes les thèses de la déconstruction sociétale et de l’idéologie LGBT. Par ailleurs, dans une vision plus globale, nous revendiquons une droite antilibérale.

 

Pouvez-vous nous faire un rapide état des lieux de votre organisation ?

La Cocarde Étudiante est un mouvement étudiant qui fête seulement sa cinquième année d’existence. Malgré notre jeunesse, nous sommes déjà très fortement enracinés dans un certain nombre d’universités, comme en région parisienne où nous comptons plusieurs centaines de militants actifs et de sympathisants. Nous sommes également présents à Lille, Rouen, Caen, Strasbourg, Nancy, Poitiers, Dijon, Le Mans, Angers, Toulouse, en Vendée et en Savoie récemment, et très prochainement à Lyon.

Grâce à notre participation aux élections étudiantes, l’une de nos activités parmi d’autres, nous pouvons compter sur toute une série d’élus dans les différents conseils universitaires.

 

Comment votre implantation dans les universités est-elle reçue par les étudiants et l’administration ?

Il faut bien comprendre que notre implantation et notre développement dans de nouvelles universités répondent le plus souvent à des « appels à l’aide » lancés par des groupes d’étudiants qui ne supportent plus la passivité face à l’hégémonie gauchiste. C’est donc « paradoxalement » dans les facultés réputées les plus à gauche que l’accueil est le plus enthousiaste car il est fortement attendu. Les étudiants de bon sens, même s’ils ne sont pas spécifiquement de droite, nous voient généralement assez favorablement car cela permet un relatif pluralisme qui manque tant.

En revanche, au-delà bien sûr des syndicalistes d’extrême-gauche qui enragent de notre implantation car leur monopole s’en trouve menacé, l’administration est reine pour nous mettre des bâtons dans les roues à l’occasion d’organisation de conférences ou de prêt d’un local.

 

Constatez-vous une mainmise de la gauche et/ou de l’extrême gauche sur les universités ?

Considérer qu’il n’y a pas de mainmise de la gauche radicale sur les universités relève de l’ignorance ou de l’idéologie. C’est symbolique, mais de plus en plus rares sont les universités qui n’écrivent pas en écriture inclusive, et on ne compte plus les colloques organisés autour de thèmes intersectionnels, antiracistes, immigrationnistes, antisexistes, décoloniaux, etc. Même les universités réputées « de droite » ne sont plus que les ombres d’elles-mêmes, à l’instar d’Assas ou de l’ex Paris IV Sorbonne qui donnent en permanence des gages d’« ouverture » à la gauche afin de se donner une image lisse et conformiste. Les professeurs « de droite » ou dont on ressent un fond conservateur se comptent sur les doigts de la main mais cela est déjà trop pour l’extrême-gauche, qui ne manque jamais de les diffamer publiquement ou d’essayer de ternir leur réputation.

En fait, bien plus que d’une direction administrative gauchiste, cette mainmise vient d’un climat de délations, de suspicions et d’accusations, entretenu par une poignée d’étudiants et de professeurs militants.

 

Concrètement quel est votre rôle au sein des universités et auprès des étudiants ?

En tant que syndicat étudiant, nous présentons régulièrement des listes aux élections universitaires et défendons notre conception de l’enseignement supérieur à cette occasion. Toutefois il ne s’agit pas là du cœur de notre action: nous ne sommes pas et ne voulons surtout pas être un « syndicat d’élus » qui ne sort du bois qu’à chaque élection comme le font certains fossiles de la vie étudiante. Les élus étudiants ont un poids tout relatif sur la vie de l’université, et il ne s’agit pour beaucoup que d’avoir une ligne de plus sur leur CV.

De nombreux étudiants, sans forcément adhérer à nos idées, nous sont reconnaissants car nous sommes le seul syndicat national à nous opposer concrètement aux blocages, quitte à prendre des risques, mais ce que nous assumons car la légitimité est de notre côté.

Nous sommes cependant avant tout un mouvement politique de jeunesse qui diffuse ses idées par différents moyens : distribution de tracts, collage d’affiches, campagne de communication thématique, organisation de conférences et d’activités de cohésion (sport, culture). Notre rôle est d’insuffler les idées nationales au plus grand nombre d’étudiants possible, car ils sont destinés à faire partie de la future élite intellectuelle du pays. C’est d’ailleurs ce qui rend le plus souvent la gauche furieuse : que nous soyons en mesure d’attirer une partie des étudiants à nos idées.

Enfin, nous voulons préparer ceux qui nous rejoignent et qui militent dans nos rangs,  à être de ceux qui combattent pour la révolution culturelle conservatrice ce qui peut passer par l’action politique au sein des mouvements politiques nationaux.

 

Avez- vous le sentiment que votre voix est prise en compte par les directions des universités ?

Les administrations sont bien obligées, malgré elles, de prendre en compte les votes de nos élus en conseil et d’accepter le dépôt de nos listes. Mais, ils cherchent constamment à nous compliquer la tâche. Alors qu’à Paris IV-Sorbonne un groupuscule féministe (la BAFFE) obtient chaque année le prêt de salles pour des évènements du genre « semaine du féminisme intersectionnel » et qu’à Paris I des milices d’ultra gauche obtiennent la même chose pour des « semaine de l’antifascisme », nous essuyons de notre côté des refus répétés pour organiser nos événements. Certaines universités nous refusent également les locaux auxquels nos élus nous donnent pourtant droit. Mais cette hostilité des universités à notre égard fait que nous sommes totalement indépendants vis-à-vis d’elles et montre finalement bien qui est réellement gênant pour l’ordre établi.

 

 

Propos recueillis par Xavier Nicolas

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